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Commerce international : quels sont les pays à risques élevés ou modérés ?

04/12/2018

Évolutifs et polymorphes, les risques pays sont à prendre en compte dans toute stratégie d’import-export. Quels pays connaissent une amélioration ou une dégradation du niveau de risques ? Synthèse d’une conférence BNP Paribas qui s’est tenue le 15 novembre pour un panel d’entreprises clientes.

Nature des risques pays auxquels sont confrontées les entreprises

La notion de risque pays est capitale pour tous les exportateurs et importateurs.

Elle englobe tous les risques liés à un territoire : politiques, économiques, sociaux, environnementaux…

Des acteurs comme les assureurs-crédit et les agences de notation financière évaluent ces risques pour chaque pays. Voici, par exemple, la cartographie des risques pays d’Euler Hermes pour le 3e trimestre 2018 :



Les banques sont exposées à de nombreux risques

La stabilité et la solvabilité des systèmes bancaires sont également essentiels pour les entreprises, car elles ont besoin de s’appuyer sur des acteurs solides et fiables pour financer leur activité. Or, les banques aussi sont exposées à de nombreux risques et peuvent se trouver fragilisées. « Il ne faut pas croire que les banques ne peuvent pas faire faillite, même si le phénomène reste marginal, indique Christophe Dolle, GBS Trade Head chez BNP Paribas. Sur les vingt dernières années, des banques se sont "couchées" dans divers pays. Mais, le cas le plus tristement célèbre reste la faillite de Lehman Brothers aux États-Unis en 2008. »

À quels risques sont exposées les banques ? Tout d’abord, elles sont impactées par les risques pays dans la mesure où elles financent des opérations de commerce international, qu’elles doivent provisionner. Elles sont également soumises à des risques propres comme le risque de contrepartie. En tant qu’investisseurs, les banques peuvent se trouver confrontées à des créances douteuses, c’est-à-dire des prêts non remboursés. Le risque de garantie, quant à lui, correspond à la défaillance de l'organisme tiers qui garantit une opération. Enfin, une banque peut connaître une crise de liquidité, ce qui correspond à un manque de trésorerie dans sa propre devise ou dans une devise étrangère dont elle a besoin pour fonctionner.

Pays où le risque s’est dégradé ou reste élevé

Le Brésil, de nombreux points d’interrogation sur l’économie

  • Le risque pays : « le risque est modéré par rapport à d’autres pays, mais la reprise reste fragile, souligne François Faure, responsable du risque pays chez BNP Paribas. Le flou autour de la politique économique du nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, qui prendra ses fonctions en janvier, entretient les inquiétudes, même si, pour l’instant, les marchés lui font confiance. L’endettement public est également préoccupant : la charge d’intérêts représente l’essentiel du déficit budgétaire. » Christophe Dolle ajoute : « les banques brésiliennes demeurent résilientes. Les créances douteuses sont bien provisionnées et en forte baisse. Le régulateur bancaire y est actif, écouté et efficient. Le système bancaire brésilien est le 1er d’Amérique du Sud. »
  • Activité trade finance : les lettres de crédit sont peu utilisées. Le Brésil est un marché plutôt de post/pré-financements avec les frais à charge du donneur d’ordre.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas du Brésil

  • Présence de BNP Paribas via une filiale très importante BNPP Brazil + offre BNP Paribas conséquente avec 11 banques domestiques. « Il est évident que BNP Paribas pourra offrir des prix plus attractifs sur l’une de ses filiales ou sur l’une de ses succursales par rapport à une banque hors groupe », révèle Christophe Dolle.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur le Brésil.


La Turquie, en route vers la stagflation

  • Le risque pays : « la Turquie est caractérisée par des cycles économiques très volatils, révèle François Faure. Dernièrement, elle a subi une série de chocs : dépréciation du taux de change, élévation des taux d’intérêt, inflation galopante. Les banques sont le principal canal de transmission du choc financier à l’économie réelle. Pour 2019, nous tablons sur un ralentissement économique mais certains experts parient sur une récession suite au durcissement des conditions financières. En revanche, il y a peu de risque de défaut du souverain : la dette est faible, les tombées de dette modérées et la maturité longue. » Christophe Dolle constate pour sa part que « les grandes banques turques sont bien structurées mais doivent faire face à la forte hausse des créances douteuses. Cette tendance ne devrait pas faiblir à cause des défauts de paiements des entreprises. Ces dernières sont en effet sous-capitalisées et leur trésorerie se tend. »
  • Activité trade finance : le recours aux lettres de crédit reste dynamique.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de la Turquie

  • Présence de BNP Paribas via sa filiale TEB (7e banque du pays) + offre BNP Paribas maintenue sur les banques domestiques dans un contexte où les autres banques réduisent leur appétit.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur la Turquie.


L’Algérie, une inertie qui pourrait s’avérer dangereuse

  • Le risque pays : « le risque pays est en constante augmentation, déplore François Faure. Aucune réforme structurelle n’est en vue pour faire face à la baisse de production du pétrole. Les réserves de change continuent de baisser, ce qui n’est pas problématique pour l’instant au vu du niveau toujours élevé des réserves de change. Les risques sociaux ne sont pas à exclure. Enfin, l’année 2019 est placée sous le signe de l’incertitude politique. » Christophe Dolle précise que « le secteur bancaire est dominé par les banques publiques algériennes qui sont fortement soutenues par l’État ».
  • Activité trade finance : les lettres de crédit ne sont pas obligatoires mais la demande reste soutenue. « Ce qui entraîne l’engorgement opérationnel des banques locales », signale Christophe Dolle.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de l'Algérie

  • Présence de BNP Paribas via sa filiale BNP EL DJAZAIR, un acteur important parmi les banques étrangères + offre BNP Paribas maintenue et couvrant l’ensemble du marché avec 10 banques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur l’Afrique francophone.

La Tunisie, des vulnérabilités inquiétantes

  • Le risque pays : « la situation continue de se dégrader, prévient François Faure. Sur fond de regain des tensions inflationnistes, la reprise économique est entravée par des freins structurels (chute de l’investissement, atonie de la production industrielle). La dette publique augmente. Le déficit commercial se creuse… Les perspectives sont très fragiles. » Christophe Dolle complète : « l’appui du FMI a permis une recapitalisation des banques publiques, effort qui doit être poursuivi. Les banques locales doivent faire face à un stock de créances douteuses. La banque centrale de Tunisie est présente. »
  • Activité trade finance : les lettres de crédit sont principalement confirmées.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de la Tunisie

  • Présence de BNP Paribas via sa filiale UBCI (5e banque du pays) + offre BNP Paribas couvrant l’ensemble du marché avec 11 banques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur la Tunisie.

Pays où le risque est stable ou moyennement élevé

L’Égypte : les clignotants virent au vert

  • Le risque pays : « en fait, le risque pays est élevé mais les signaux économiques sont encourageants, souligne François Faure. Après la dévaluation de 2017, les taux de change sont revenus à la normale. Le déficit courant est fortement réduit. Un certain nombre de fondamentaux sont bien orientés. En revanche, la charge d’intérêts représente 30 % du déficit et les tombées de dette à court terme sont importantes. » « Le secteur bancaire est essentiellement public et très lié à l’évolution du risque pays, indique Christophe Dolle. Le problème d’accès aux devises étrangères est persistant. »
  • Activité trade finance : il existe des contraintes de provisionnement en euro ou dollar pour l’ouverture d’une lettre de crédit avec autorisation préalable de la banque centrale d’Égypte.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de l'Egypte

  • L’offre BNP Paribas couvre les grandes banques domestiques. « Les lignes ont été réouvertes depuis un an et demi et l’enveloppe augmentée deux fois depuis », se félicite Christophe Dolle.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur l’Égypte.


Pays du Golfe : des perspectives positives

  • Le risque pays : « la croissance économique est en panne en Arabie Saoudite : le PIB non-pétrolier connaît une croissance atone malgré la hausse des dépenses publiques, commente François Faure. Le déficit public va se maintenir à un niveau élevé. Le risque politique est à surveiller. Aux Émirats Arabes Unis, la situation économique se normalise et l’environnement des affaires s’améliore. Le pays bénéficie d’un pouvoir politique stable. Enfin, le Qatar a bien résisté à l’embargo saoudien avec en ligne de mire la Coupe du monde de football en 2022. Les finances publiques et extérieures sont soutenues par le fond souverain. Néanmoins, les perspectives d’activité sont en baisse. » Quid du système bancaire ? « Le secteur bancaire des pays du Golfe est concentré, rentable et sélectif, répond Christophe Dolle. Il est fortement soutenu par les autorités. À noter la croissance de la finance islamique dans ces pays, notamment très présente dans les Émirats Arabes Unis et en Arabie Saoudite. »
  • Activité trade finance : elle est très dynamique avec peu de restrictions quant aux produits. L’émission de lettres de crédit avec paiement différé et le financement de ce paiement différé sont en forte en hausse.
  • Présence de BNP Paribas via des succursales dans chaque pays cité + offre BNP Paribas significative avec 40 banques. « Toutes les demandes de financement doivent passer en commission de crédit », prévient Christophe Dolle.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur le Moyen-Orient.


La Chine confrontée à un choix difficile

  • Le risque pays : « La Chine se trouve face à un dilemme : soutenir la croissance ou améliorer sa stabilité financière (dettes très élevées avec défauts de crédit), note François Faure. La position se déplace vers le soutien à la croissance qui accuse un léger ralentissement depuis le 2e semestre 2017. Néanmoins, ce ralentissement sera fortement contenu par des politiques monétaire et budgétaire expansionnistes. Les fragilités du système financier ont été réduites mais le problème d’excès de dette persiste et la politique monétaire est de nouveau assouplie depuis le 2e trimestre 2018. Point positif : la régression du financement par les shadow banking. » « Le shadow banking reste néanmoins problématique, indique Christophe Dolle. Mais, la banque centrale chinoise, qui dispose de marges de manœuvre conséquentes, est très présente. Le secteur bancaire local est solide, et très largement dominé par les banques domestiques. La politique de crédit est ambiguë depuis 10 ans avec une dette excessive (260 % PIB) mais on assiste à un tassement de la courbe d’augmentation du crédit. »
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de la Chine

  • Présence de BNP Paribas via cinq sites BNP Paribas et une filiale + offre BNP Paribas conséquente au travers de 44 banques domestiques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur la Chine.


L’Inde, des perspectives de croissance favorables mais des risques en hausse

  • Le risque pays : « La croissance s’accélère ces derniers trimestres, fait savoir François Faure. Mais le pays a été frappé cet été par un reflux des investissements étrangers et la dépréciation de la roupie. En parallèle, le système bancaire s’est dégradé en termes de profitabilité et les ratios de rentabilité pèsent sur l’Inde, en dépit des injections de capital par le gouvernement. Côté politique, les élections régionales ont affaibli le pouvoir en place. » Christophe Dolle ajoute que « le marché indien est dollarisé et fortement exposé au risque de change. La banque centrale indienne est très présente, légitime, respectée et indépendante. Le secteur bancaire est à deux vitesses avec un secteur privé dynamique et un secteur public devant faire face à la poursuite de la poussée des créances douteuses et à la nécessité de mettre en place de réformes. »
  • Activité trade finance : la lettre de crédit est fréquemment utilisée comme moyen de financement, notamment des gros projets.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de l'Inde'

  • Présence de BNP Paribas depuis 1860 avec huit succursales + offre BNP Paribas conséquente s’appuyant sur 26 banques domestiques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur l’Inde.


La Malaisie, une économie résistante

  • Le risque pays : « les fondamentaux sont globalement solides : croissance robuste bien qu’en décélération, consolidation des finances publiques, inflation maîtrisée…, détaille François Faure. L’endettement est peu élevé mais il augmente. La Malaisie est très exposée à l’environnement extérieur, car elle exporte beaucoup de matières premières dont le pétrole et le gaz. » « Bien que l’endettement du secteur privé soit élevé, les risques de crédit sont modérés du fait de la capacité de remboursement des débiteurs et des collatéraux mis en place, considère Christophe Dolle. Le secteur bancaire est suffisamment capitalisé et liquide. Attention à la forte croissance de la finance islamique depuis 30 ans, et plus particulièrement depuis 2008, qui ne présente pas les mêmes ratios comptables que le secteur bancaire traditionnel. »
  • Activité trade finance : La lettre de crédit, dont les frais peuvent être à la charge du donneur d’ordre, est fréquemment utilisée comme moyen de financement.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas de la Malaisie'

  • Présence de BNP Paribas via une filiale conformément aux exigences du régulateur + offre BNP Paribas significative avec 15 banques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur l’Asie.


Le Maroc : risque social potentiel est à surveiller

  • Le risque pays : « la croissance se maintient et les fondements macroéconomiques sont globalement solides, indique François Faure. Le seul bémol provient de la situation sociale fragilisée par un fort taux de chômage, en particulier chez les jeunes, et la dégradation de l’image de stabilité politique. » « Le système bancaire marocain est le 2e d’Afrique, souligne Christophe Dolle. Il est très concentré, solide, rentable, provisionné et régulé. Les créances douteuses sont stabilisées et ont toujours bien été provisionnées. »
  • Activité trade finance : le marché Trade est mature. Les frais peuvent être à la charge du donneur d’ordre et, sous pression d’un grand corporate local, il y a sensibilité au prix. Les demandes et les durées de financement augmentent.
  • Quelques indicateurs (estimations et prévisions BNP Paribas Recherche Économique Groupe) :

Risque Pays : le cas du Maroc'

  • Présence de BNP Paribas via sa filiale BMCI (6e banque du pays) + offre BNP Paribas couvrant l’ensemble du marché avec neuf banques.
  • Pour aller plus loin, consultez les analyses de la direction des études économiques de BNP Paribas sur l’Afrique francophone.

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