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Économie : 2018 sera un bon cru mais moins surprenant que 2017

03/01/2018

Même si 2017 a quelque peu déjoué les pronostics économiques, il est toujours utile de se projeter dans l’année qui commence. Croissance, inflation, euro… William De Vijlder, chef économiste de BNP Paribas, fait le point et vous livre ses prévisions économiques pour 2018.

2018 sera-t-elle aussi faste que 2017 ?

Tout d’abord quelques mots sur l’année passée en guise de préambule. 2017 a créé la surprise, dans le sens favorable du terme. La conjonction d’une série d’éléments de soutien a permis l’accélération de l’activité économique. De fait, la croissance a été bien supérieure aux prévisions. 2018 bénéficie de cette lancée mais, au regard du niveau élevé des indicateurs de confiance, il sera difficile de faire nettement mieux.

Selon nos propres estimations, la croissance devrait avoisiner les 2% en France, les 2,8% en Allemagne, les 2,4% en zone euro et les 2,9% aux États-Unis. Nos prévisions sont optimistes et se situent sur la fourchette haute, mais nous sommes confiants dans le dynamisme et la robustesse de l'économie de la zone euro. Tous les indicateurs vont dans la bonne direction et surtout devraient rester au beau fixe.

En résumé, la conjoncture devrait donc continuer à s’accélérer en 2018, mais la variation du taux de croissance sera moins grande qu’en 2017. En revanche, la croissance en 2019 devrait connaître un ralentissement. Mais, nous ne sommes pas à l’abri de bonnes surprises !

Enfin, 2018 devrait être marquée par une remontée progressive du taux d’inflation qui se rapprochera donc un peu plus de l’objectif de la BCE (Banque centrale européenne). Selon nos estimations, l’inflation devrait atteindre les 1,6% en 2018 dans la zone euro et les 1,7% l’année suivante. Tous les morceaux du puzzle devraient se mettre en place…



Quid de la stratégie monétaire de la BCE en 2018 ?

La stratégie de la BCE va passer d’ultra-accommodante à accommodante. La première étape vient d’être annoncée : dès janvier, la Banque centrale européenne va réduire son programme de rachat d’actifs. Cet assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE) devrait se terminer fin 2018.

Quant à la deuxième étape, le premier relèvement des taux directeurs, ce n’est pas au programme de 2018.





À quoi faut-il s’attendre au niveau de l’euro ?

La première partie de 2018 sera placée sous le signe de la relance fiscale américaine. Ce coup de pouce à l’économie américaine, couplée au resserrement monétaire de la Fed, va soutenir le dollar face à l’euro, dont la valeur devrait tourner autour de 1,13 $.

En revanche, sur la seconde partie de l’année, l’euro gagnera en vigueur face au billet vert sous l’impulsion du soutien de la BCE, et pourrait atteindre les 1,22 $. Cette tendance devrait se poursuivre en 2019.





Quels rendez-vous économiques et politiques surveiller en 2018 ?

Ils sont nombreux ! Dans un premier temps, il conviendra de surveiller de près les effets de la réforme fiscale sur l’économie américaine. Si les résultats étaient en deçà des prévisions, cela pourrait avoir un effet boule de neige, notamment sur le dollar, la Bourse et même potentiellement les élections de mi-mandat de novembre 2018.

Il conviendra également d’avoir un œil sur la nouvelle composition du board de la Fed, à savoir Jerome Powell, en tant que président, et Randal Quarles et Marvin Goodfriend, en tant que gouverneurs. D’autant que deux postes restent toujours vacants, dont celui de vice-président. Ce remodelage de la Fed aura-t-il une influence significative sur la politique de la Fed ? 2018 nous le dira.

Quant à l’Europe, les sujets ne manquent pas non plus. 2019 sera sous le signe des élections européennes donc il reste 2018 pour réaliser des progrès, à l’image des ambitions européennes françaises mais avec un contexte politique allemand qui complique la donne. Les prochaines élections législatives italiennes (le 4 mars) retiendront également l’attention tout comme les négociations du Brexit, où le défi reste entier.



William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS