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Croissance au ralenti mais espoir de rebond au 2nd semestre 2019

02/05/2019

Le FMI vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 mais estime que la situation pourrait s’améliorer d’ici la fin de l’année. En tout cas, elle exclut une récession mondiale à court terme. Analyse de William De Vijlder, chef économiste chez BNP Paribas.

La croissance mondiale continue de ralentir

70% des économies ralentiront en 2019 avec un taux de croissance mondial qui ne devrait pas dépasser 3,3% en 2019, contre les 3,6% atteints en 2018. C’est ce qu’a indiqué le FMI (Fonds monétaire international) dans ses Perspectives de l'économie mondiale (PEM), publiées en avril.
Ce qui frappe dans ce rapport du FMI, ce n’est pas la révision à la baisse des prévisions, qui va dans le sens de tous les observateurs économiques. Les facteurs explicatifs de ce ralentissement généralisé et les foyers d’incertitude sont en effet bien connus et nous les avons déjà abordés dans les précédentes newsletters : guerre commerciale sino-américaine, coup de frein de l’économie allemande, ralentissement de l’économie chinoise, tensions économiques en Argentine et en Turquie, Brexit… Non, ce qui frappe dans la communication du FMI, c’est le choix des mots employés dans la version anglophone (World Economic Outlook). Des termes forts qui sous-entendent que l’inconfort a grandi depuis janvier, date de ses précédentes prévisions de croissance, et que la situation est délicate et reste fragile.

"Ce qui frappe, c’est le choix des mots employés"

Ce qui frappe, c’est le choix des mots employés

La croissance américaine toujours aussi résiliente ?

La prudence du FMI n’est pas sans rappeler celle de la BCE (Banque centrale européenne). Mais, dans ce contexte de réserve générale, seule la Fed, la banque centrale américaine, sort du lot. Elle allie prudence et confiance*. Ses "minutes" démontrent une grande sérénité quant aux perspectives économiques aux États-Unis. La banque centrale compte faire, cette année, une pause dans son cycle de hausse de taux. Il est vrai que l’économie américaine a bien résisté en 2018 notamment grâce l’impulsion budgétaire donnée en début d’année. Mais, les effets de ce stimulus vont s’estomper dès cette année.

Néanmoins, une nouvelle source d’inquiétude s’est profilée au mois de mars, lorsque la courbe des taux s’est inversée aux États-Unis**, c’est-à-dire que le taux de rendement des obligations américaines à court terme est plus élevé que celui à long terme. D’aucuns voient en cette anomalie un signe avant-coureur d’une récession pour l'économie du pays. Cette situation s’est en effet mainte fois produites par le passé avec une récession à la clé. Mais la relation est tout sauf stricte et par le passé on a pu observer que le décalage entre un début d’inversion et l’entrée en récession peut varier fortement. D’autant qu’aujourd’hui, si l’économie américaine ralentit, la croissance est toujours supérieure au taux de croissance potentiel, tout comme les prévisions d’ailleurs. En outre, la présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, Mary Daly, s’est voulue rassurante en rappelant que les taux longs subissent des pressions n’ayant aucun lien avec la santé de l'économie américaine.

"Les effets vont s’estomper dès cette année"

Les effets vont s’estomper dès cette année

Prudence mais pas de récession à court terme

La récession ne semble donc pas au programme des États-Unis ces prochains mois, ni même au niveau mondial. Cette éventualité a été balayée du revers de la main par le FMI. Estimant que les facteurs qui entravent la croissance peuvent se résorber et que les politiques monétaires mondiales sont toujours accommodantes, l’institution entrevoit même une reprise de la croissance au second semestre 2019 tout en restant circonspecte.

En effet, un certain nombre d’indicateurs repartent à la hausse, à l’image du PMI manufacturier officiel chinois*** et le chiffre de croissance chinoise au premier trimestre a également rassuré. Autre dossier épineux qui pourrait connaître un dénouement heureux : il semble qu’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine devrait aboutir prochainement. Reste le rocambolesque feuilleton du Brexit… Aux dernières nouvelles, au 31 octobre 2019 au plus tard, nous devrions être fixés.

En attendant, soyons attentifs aux signes d’amélioration et accueillons-les comme il se doit.

* Lire l’article États-Unis : trois messages différents de Washington DC.
** Consulter la vidéo Courbe des taux US plate = risque de récession ?
*** Lire l’article Économie mondiale : début d’amélioration.

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS