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BCE : statu quo monétaire en attendant

02/07/2019

Inflation qui ne décolle pas, vents contraires qui persistent, euro en hausse, des marges de manœuvre limitées… Les défis s’accumulent pour la BCE qui se montre prudente mais déterminée à réagir en cas d’accentuation des menaces. Analyse de William De Vijlder, chef économiste de BNP Paribas.

Remontée des taux : sursis supplémentaire de six mois

Dans un contexte de fléchissement de la croissance et d’inflation, la BCE (Banque centrale européenne) a annoncé le 6 juin que ses taux resteraient inchangés au moins jusqu’à la fin du premier semestre 2020, soit une échéance différée de sept mois par rapport à l’annonce précédente datant tout juste de mars dernier. Il est d’ailleurs fort probable que les taux resteront à leurs niveaux actuels au-delà de ce terme. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour les entreprises qui se financent par crédit bancaire.

Si les vents contraires (tensions commerciales internationales, Brexit, vulnérabilité des pays émergents…) ne faiblissent pas, selon la BCE la conjoncture économique ne nécessite pas pour autant de stimulations monétaires supplémentaires au-delà du changement d’horizon du maintien des taux et du nouveau programme d’opérations de refinancement à long terme (TLTRO III), dont les conditions sont d’ailleurs légèrement moins avantageuses que les précédents. Son président, Mario Draghi, n’entrevoit en effet pas de déflation à l’horizon et estime la probabilité de récession très faible.

"Les taux de la BCE resteront inchangés"


Les taux de la BCE resteront inchangés

L’industrie manufacturière, talon d’Achille de l’UE ?

La résilience de l’économie européenne reste en effet grande malgré l’inconfort grandissant. L’essoufflement du secteur manufacturier, l’un des moteurs conjoncturels, pose néanmoins question. Les services et le bâtiment sont-ils en capacité de faire contrepoids à l’industrie ? Plus particulièrement le ralentissement industriel finira-t-il par impacter le secteur des services ? La réponse à ces questions, au même titre que l’atonie ou le déclin de l’inflation, pourra influencer l’attitude de la BCE.
Autre problématique pour la BCE : le taux de change euro / dollar. Le dollar est en effet en repli face à la monnaie européenne ces dernières semaines. Est notamment en cause l’anticipation par les marchés de la baisse des taux de la banque centrale américaine dès cette année, en soutien à la croissance alors que la BCE ne semble pas pressée de réagir. D’autant que les premiers signaux de ralentissement de l'économie américaine pointent à l’image des créations d’emplois très inférieures aux attentes en mai dernier.

"Un taux de change euro/dollar qui pose problème"

Un taux de change euro/dollar qui pose problème

La BCE prête à dégainer si besoin

Si la BCE n’affiche aucun empressement, elle n’en reste pas moins vigilante et se dit prête à mobiliser les outils qui sont à sa disposition pour stimuler l’inflation : de la baisse des taux au redémarrage du programme d’achats d’actifs (QE). Néanmoins, sa marge de manœuvre s’avère limitée alors que son principal taux directeur est déjà à zéro et qu'elle a racheté 2 600 Mds€ de dette ces quatre dernières années.
Par ailleurs, quand le ralentissement économique est principalement dû à une incertitude élevée, c’est-à-dire un déficit de confiance des agents économiques, il existe peu de parades…
Dans ce contexte, la BCE dégainera, oui, mais sans gâcher ses précieuses munitions !



William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS